Transition écologique : Se former pour agir

Comprendre la transition écologique et sociale implique de chercher à comprendre comment la dégradation de notre environnement résulte de choix pris en faveur de l’économie et comment elle va affecter certains groupes vulnérables plutôt que d’autres. Ainsi, nous comprenons que pour répondre aux enjeux écologiques, il faut repenser notre économie en questionnant la surproduction et la surconsommation qui sont en partie responsables de la destruction de l’environnement. Ce pourquoi nous avons BESOIN de revoir nos modèles économiques et de nous former à la transition écologique pour comprendre et répondre aux enjeux auxquels nous faisons face aujourd’hui. Nous passons au moins 60 000 heures de notre vie à exercer une activité professionnelle. Pourquoi ne pas consacrer ce temps à la transition écologique, en changeant de métier ou non, afin de redonner du sens à ses activités professionnelles ? Quels sont les leviers d’action à mettre en place ? Quelle formation pour se former à la transition écologique dans sa globalité ? Et comment mettre en place ses projets ? C’est ce que nous vous expliquons dans cet article.

  1. Agir, même en entreprise
  2. Formation et mise en place de ses projets

Agir même en entreprise

Tout d’abord il faut comprendre certains ordre de grandeur. Par exemple, alors que la population a été multipliée par 6 depuis 1800, le capital a été multiplié par 134 (Calcul effectué en dollars 1990 constants à partir des données de Thomas Piketty, Le capital au XXIe siècle, Paris, Seuil, 2013, p. 739). Un·e Français·e émet 11,2 tonnes de GES par an et 84% de ces émissions sont générés par la production des biens et services. Ces émissions dûes à la fabrication des biens et services consommés se produisent dans les usines, bureaux, commerces, établissements publics ou exploitations agricoles, localisés en France ou à l’étranger. Alors vous l’aurez compris, nous avons toutes et tous une responsabilité en tant que consommateur·rice mais pas que. Nous avons besoin que les enjeux écologiques (et pas seulement ceux liés au carbone ! ) soient directement pris en compte lors de la production. Les industries pétrolières et les usines chimiques ne sont pas les seules à polluer. Toutes les entreprises consomment des matières premières, de l’énergie, de l’eau, utilisent de l’espace, et rejettent des substances plus ou moins nocives et polluantes dans l’environnement, selon des proportions différentes et en fonction de leur activité. (voir plus ici)

Pour cela, vous avez deux cas de figure pour agir dans votre vie professionnelle :

Le premier est d’agir en interne dans une entreprise dont le business model a besoin d’évoluer pour placer l’impact environnemental et social comme indicateur de croissance. Il faut faire en sorte que les entreprises réalisent leur responsabilité dans la transition écologique. Vous connaissez probablement la “RSE”, responsabilité sociale des entreprises, qui a pour but de regrouper les différentes pratiques ou politiques mises en place dans l’entreprise et faire en sorte qu’elles respectent les principes du développement durable. Ce pôle et les projets mis en place grâce à celui-ci sont nécessaires pour la prise de conscience des entreprises sur leur impact. En parlant d’impact, le métier de Chief Impact Officer est un nouveau poste qui a pour missions la mise en place et la mesure des sujets d’impact en intégrant les parties prenantes internes et externes. Les sujets d’impact, qu’ils soient positifs ou négatifs, devront être étudiés afin de proposer des leviers d’action, définir des objectifs et les placer en amont des décisions. Ainsi, le modèle de l’entreprise deviendra plus vertueux pour la planète et la société dans son ensemble !

Ce qui nous amène à la deuxième possibilité, pour agir dans la transition écologique dans sa vie professionnelle : travailler dans une entreprise à mission (ou collectif ou association). Une entreprise a mission est introduite dans la loi Pacte et veut que la raison d’être de son activité réponde à des objectifs sociaux et environnementaux. Ces entreprises font pour la plupart partie du milieu de l’économie sociale et solidaire (ESS) dont le principe est fondé sur la solidarité et d’utilité sociale… Pour aller plus loin, il existe l’agrément ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale), les entreprises de l’ESS ayant l’agrément ESUS doivent “poursuivre une utilité sociale à titre d’objectif principal, en direction des publics vulnérables, ou en faveur de la préservation et du développement du lien social, de l’éducation à la citoyenneté, du développement durable, de la transition énergétique, de la promotion culturelle ou de la solidarité internationale”. Alors bien sûr, ce ne sont que des labels, largement insuffisants et détournables. Ce sont des repères éventuels mais gardez votre esprit critique : certains collectifs sans aucun label sont géniaux, tandis que d’autres avec labels reposent essentiellement sur du green et fairwashing.

Enfin, voici la liste des secteurs d’avenir : les secteurs de la transition écologique pour avoir un meilleur impact dans sa vie professionnelle.

  • Permaculture (maraîchage, construction…) pour assurer l’essentiel : se nourrir (maraîchage, cuisinier·e, boulanger·e) et se protéger des intempéries (construction terre-paille), assurer un apport en eau…
    Pour en savoir plus : www.permaculturefrance.com
  • Les Low Tech et l’artisanat : Savoir faire mieux techniquement et être plus indépendant : utile, durable, accessible.
    Pour en savoir plus : www.lowtechlab.org/fr
  • La réparation technique pour lutter contre l’obsolescence programmée et augmenter la durée de vie de la matière : plastique, bois, informatique, recycleries…
    Pour en savoir plus : https://www.envie.org / https://repaircafe.org/fr/
  • La résilience : secteurs capital étant donné les modifications de systèmes à venir, le temps consacré à préparer la résilience (gestion des risques) des individus et des organisations ne sera jamais superflu.
    .
  • La reliance : regroupe toutes les compétences du care, prendre soin les un·es des autres, former, soigner… répondent aux besoins de sécurité et d’appartenance, voire d’estime, tout comme l’art engagé.

Ces secteurs ont besoin de personnes formés aux “Hards skills” et “Soft skills” de la transition écologique, de personnes radicales qui veulent résister aux projets néfastes, exercer une gouvernance juste et influencer les autres pour un monde meilleur.

Formation et mise en place de ses projets

Ainsi nous arrivons à la partie sans laquelle nous ne pouvons agir : se former.

Il est nécessaire pour toute personne souhaitant agir dans la transition écologique (et toute autre personne) de se former, mais pas de n’importe quelle manière.

Trop souvent, la transition écologique est vue par la lunette du réchauffement climatique, des gaz à effets de serre et des bilans carbone. Nous ne pouvons pas nous permettre de ne penser qu’à cela, c’est trop dangereux et totalement inopérant. Nous devons, lors de nos arbitrages, éviter les fausses bonnes idées et les effets rebonds et avoir une vision holistique des faits. Le holisme est basé sur le principe suivant : « Le Tout est plus que la somme de ses parties ». L’étude des objets dans la nature, selon les holistes, ne peut pas se passer de ses éléments, mais ce n’est pas la somme de ses éléments qui sera la réponse de ce qu’est un objet. Cette vision nous amène à voir le monde comme un tout : nous ne pouvons pas agir sur une chose sans réfléchir à son appartenance dans le monde et des effets que cela aura. Il y a aussi la question des racines profondes des problèmes, grâce à une analyse historique et systémique, telles que celles proposées par le mouvement des Luddites. Pour cela, il est nécessaire de se former à tous les enjeux écologiques, eux-mêmes étroitement liés aux enjeux de santé et d’éthique, de forger son esprit critique et ses méthodes d’arbitrage, et pour finir, d’apprendre à communiquer sur ces sujets et à sensibiliser aux bonnes pratiques.

Si cela vous parle, nous vous invitons à découvrir la formation ESE (écologie-santé-éthique) d’Edeni. L’objectif d’Edeni est de former des professionnel·les de la transition écologique, en création ou évolution de poste.

C’est un organisme de formation qui veut rendre accessible au plus grand nombre des formations professionnalisantes et certifiantes pour développer un savoir rigoureux et apprendre à former autrui correctement et efficacement à la transition écologique et sociale.

Vous l’aurez compris, se former sur la transition écologique ne devrait pas attendre une reconversion professionnelle et ne doit pas s’arrêter à un atelier de sensibilisation une fois par an ou juste d’intégrer une “direction RSE”. Pour redonner du sens à son parcours professionnel, il faut prendre le temps de comprendre où sont nos compétences et nos motivations, et avoir un panorama concret des enjeux et des besoins. Nous ne pouvons que vous conseiller de suivre un atelier Ikigai pour débuter et pour aller plus loin suivre une formation courte pour réfléchir à la suite de votre parcours professionnel et vous assurer que votre prochain métier soit réellement en accord avec vos valeurs. La Classe Virtuelle Transition Pro de Sens aborde les sujets d’intrapreneuriat et d’entrepreneuriat,, peu importe le secteur et la forme que prendront vos activités professionnelles.

 

Pour lancer vos projets, nous vous conseillons de suivre ces étapes :

  1. Commencer par une phase de réflexion (quel est le besoin, les bénéficiaires, les offres…)
  2. Étudier le potentiel du projet
  3. Élaborer de l’offre
  4. Formaliser le projet
  5. Lancer le projet

Mais on en parle encore mieux dans nos formations ! À très vite…

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