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[Extrait de la newsletter #2]

Suite du triptyque

Nous avons toutes et tous besoin de déclencheurs

A la manière d’un roman, notre propre vie possède ses tournants. Les éléments déclencheurs peuvent être des événements, des personnes, ou dans mon cas : un livre ! Entre les livres de philo et ceux de stratégie politique, j’étais tombée un peu par hasard sur le livre d’une Française expatriée à San Francisco…

=> Béa Johnson et son livre « Zéro Déchet » 

La description du ZeroWaste par son incarnation

Bea y raconte :

  • comment elle, son mari consultant et leurs 2 enfants ont réussi à limiter leurs déchets résiduels annuels à 1 bocal d’1L
  • comment ils ont déménagé dans une maison plus petite avec moins de meubles
  • comment elle a découvert le bonheur du minimalisme
  • comment elle arrive à faire des courses saines et rapides en vrac
  • comment elle est passée par des expérimentations « extrêmes » avant de trouver les solutions modernes, simples et efficaces (expérimentations infructueuses : les orties pulpeuses de lèvres ou utiliser la mousse végétale comme papier toilette…)
  • comment ils ont économisé ainsi 40% sur leur budget annuel de CSP+ Californiens
  • …et comment elle arrive à voyager avec un seul bagage à cabine ! 😉

Ce livre  (bien que j’ai découvert depuis qu’il est loin d’être le seul sur le sujet et pas forcément le meilleur) a été à ce moment-là pour moi une véritable inspiration positive, l’exemple qu’il me manquait.

Non seulement il m’a retiré des œillères trop longtemps portées sur ce qu’on considère une « consommation normale » , mais surtout il m’a apporté des solutions concrètes pour passer d’un vanity débordant de crèmes à une seule petite fiole d’huile, ou d’une garde-robe débordante à un choix convenable, utile et suffisant.

Ce que j’y ai aimé était l’approche pragmatique et ouverte, très facile d’accès malgré l’apparente radicalité de sa manière de vivre sans déchet. Bien sûr à l’époque, j’étais loin d’envisager tout appliquer. Faire son propre mascara me semblait le bout du monde par exemple… ça tombait bien, le bout du monde, j’y partais !

La chance de pouvoir repartir de zero

Le dernier mois précédant mon expatriation a ainsi été très intense. J’ai organisé des soirées « dons de vêtement, objets, bijoux », j’ai vendu certains appareils, j’ai offert des livres. Chacune de mes possessions est passée à la loupe :

  • Cette possession répond-elle à un besoin avéré ? Est-ce encore fonctionnel ou réparable ?
  • Est-ce que je m’en sers vraiment souvent ou bien je pourrais en privilégier la location ?
  • Est-ce que cela ne fait pas double-emploi avec autre chose qui pourrait tout aussi bien remplir cette fonction (upcycling, créativité) ?
  • D’où vient ce produit ? Qui l’a fait ? Dans quelles conditions ? Est-ce sain, écologique et éthique ?
  • Cela vaut-il la peine de prendre de la place, d’être rangé, nettoyé, réparé, gardé : m’apporte-t-il une vraie satisfaction ?

Alors tu t’en doutes… ça fait un sacré tri ! Je ne vais pas te mentir, certains moments ont été durs, on se raccroche toujours à un souvenir, à une hypothèse : « ah mais peut-être que je re-rentrerai dans cette robe du collège un jour » ou « J’ai mis 10 ans à faire cette collection de fèves »…

Mais c’est un tel bonheur une fois arrivé·e au bout, un tel soulagement, une telle légèreté ! Non seulement cela m’a permis d’être généreuse avec mon entourage et les associations, de gagner un peu d’argent, mais surtout cela m’a libéré d’un immense poids d’encombrement physique et mental ! Enfin débarrassée de ces goodies, surconsommation ou nids à poussière. Et avec la revente de produits, j’ai pu m’offrir des essentiels de qualité :

  • une brosse à cheveux en bois
  • une brosse à dent compostable en bambou
  • des carrés d’eucalyptus lavables pour démaquiller
  • un pain de savon de Marseille
  • une gourde en inox

Cela a rejoint modestement mes bagages. Mes 2 valises sous le bras, j’ai pu m’envoler sereinement pour Buenos Aires en 2015, repartir sur de bonnes bases…

Les bases ZeroWaste

Voici une courte vidéo pour t’expliquer les bases du ZeroWaste :

Comprendre et appliquer ces principes m’ont en plus permis de ne pas être frustrée dans un pays qui avait encore peu de produits importés et donc familiers.

Cela m’a permis de me concentrer sur l’essentiel, sur les rencontres, les passions, l’apprentissage…

Cela m’a donné envie de suivre en parallèle du travail un cursus de philosophie éthique, puis de nutrition par la science pour compléter ces découvertes, les approfondir et les améliorer.

Améliorer son quotidien et soi-même

Petit à petit j’ai adapté mon alimentation, j’ai perdu du poids, j’ai pu supprimer la prise d’un médicament que je prenais depuis mes 8 ans, je me suis initiée à la méditation, au yoga, j’ai renforcé mes performances en cardio, j’ai amélioré ma concentration au bureau et aiguisé mes expertises sur les stratégies Smart City…

Un cercle vertueux qui m’a mené jusqu’au G7, à représenter la NextGen de la Commission Européenne à Tokyo devant Barack Obama !

La suite par ici 😉

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