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Devenir Chief Impact Officer, le métier de demain

Le métier de Chief Impact Officer (CIO), en français “directeur·rice de l’impact”, commence à faire parler de lui. Ce nouveau poste est apparu dans les start-ups aux États-Unis dans l’objectif de réconcilier les enjeux d’impact et de business. Nous avons eu envie de vous parler de ce nouveau métier qui fait sens chez Edeni particulièrement car il répond aux besoins actuels des entreprises : la nécessité de transformer leur business model. D’où vient cette nécessité et quel est le rôle d’un·e CIO ? Est-ce que son rôle répond réellement aux enjeux sociaux et environnementaux ? Ce sont les questions auxquelles nous avons voulu répondre dans cet article.

  1. Une nécessité pour les entreprises
  2. La place du CIO lorsque la raison d’être dépend de l’enteprise
  3. Quelles sont les missions d’un·e CIO ?

Une nécessité pour les entreprises

Nous ne pouvons plus nier la responsabilité des entreprises dans la transition écologique et sociale. Ajouté à cela, l’urgence liée aux enjeux environnementaux, les entreprises se retrouvent dans une situation où elles n’auront pas d’autres choix que de se projeter dans un changement de paradigme. Il est donc nécessaire, dès aujourd’hui, d’intégrer les enjeux d’impact au cœur de la stratégie des entreprises même celles dont le business ne se base pas forcément à l’origine sur ces questions. Ce choix leur assure une pérennité sur le long terme et anticipe les nécessaires contraintes légales à venir.

Pour cela, 2 chemins sont possibles. D’un côté, si la mission de l’entreprise est déjà en lien avec des enjeux d’impacts alors celle-ci se doit de pousser toujours plus loin sa réflexion et de certifier son impact. D’un autre côté, les entreprises dont l’impact n’est pas au cœur de la mission vont devoir se transformer, sans forcément changer leur mission ! En effet, pour retrouver une mesure d’impact il peut suffire de retourner aux bases de la création de l’entreprise pour comprendre mieux les motivations (par exemple une assurance dont l’objectif de base est de dédommager les personnes en cas de besoin). De cette manière, les entreprises peuvent remettre leur logique d’impact au cœur des priorités. Ce qui n’empêche pas de créer de nouvelles mesures d’impact.

Ce nouveau titre n’est pas juste un métier de plus pour moderniser les fonctions RSE, c’est bien plus que ça. La différence entre un CIO et un responsable RSE se joue sur la notion “d’utilité”. C’est-à-dire que l’impact va être mesuré en fonction de l’évolution réelle pour tou·tes. En effet, cette dimension d’impact intègre davantage les enjeux “externes” contrairement à la RSE où le champ des possibilités se trouve essentiellement en interne. Ces deux métiers sont complémentaires dans une entreprise avec l’un tourné vers l’intérieur et l’autre vers l’extérieur, bien que l’objectif d’un·e CIO est de mesurer l’ensemble.

 

La place du CIO lorsque la raison d’être dépend de l’entreprise

Un·e CIO a une place importante au sein de l’entreprise, ce métier a l’avantage de faire partie du comité d’entreprise et donc d’avoir un fort pouvoir de décision. Avec ce nouveau rôle, l’impact devient un indicateur de succès de l’entreprise. Les résultats commerciaux ont alors la même importance que l’impact. Si, si c’est possible ! Ces rôles dédiés à l’impact vont permettre de repenser le business model des entreprises. De telle manière à ce que le sujet d’impact devienne un indicateur de “croissance”. Le budget accordé à l’impact est un réel indicateur pour comprendre comment une entreprise intègre cette notion. Cependant, nous devons rester vigilant au “greenwashing” de ces entreprises, qui, trop souvent changent en surface sans s’attaquer au cœur du problème.

Mais la particularité de ce métier se trouve dans l’essence même de celui-ci : la mesure d’impact. En effet, la mesure d’impact et ses indicateurs dépendent de l’entreprise concernée. En fonction de l’entreprise dans laquelle le·la CIO se trouve, il faudra trouver les sujets les plus pertinents à évaluer en termes d’impact pour la mission de l’entreprise. De plus, le sujet est très personnel. Ainsi, le mieux pour la personne est de comprendre et même consentir à la pertinence des mesures d’impact prises en compte.

Néanmoins, le champ d’action est limité par ces 3 axes : l’impact interne, l’impact sur l’environnement et l’impact sur la société. C’est ce dernier qui dépend principalement de la mission de l’entreprise. Il représente l’impact sur ses clients et bénéficiaires. Pour les deux autres on retrouve les sujets de diversité, inclusion, égalité professionnelle, handicap, qualité de vie au travail mais aussi de calcul et réduction de l’empreinte carbone, réduction des déchets, numérique responsable, éco-conception…

 

Quelles sont les missions d’un·e CIO ?

Chaque Chief Impact Officer a un métier différent. En effet, leur quotidien dépend donc du secteur, de la taille et de la mission de l’entreprise. Ses missions sont principalement liées à la mise en place des sujets d’impact, mais aussi à la lutte contre le greenwashing, à des mesures d’arbitrages, à l’engagement des collaborateur·rices et leur bonne compréhension de la démarche, appuyé des services RSE et Com. Ensuite il leur est demandé de mesurer les sujets d’impact en intégrant les parties prenantes internes et externes. Les sujets d’impact, qu’ils soient positifs ou négatifs, devront être étudiés afin de proposer des leviers d’action, définir des objectifs et les placer en amont des décisions. Ainsi, le modèle de l’entreprise deviendra plus vertueux pour la planète et la société dans son ensemble.

Concrètement, un·e CIO doit déterminer des indicateurs pertinents grâce à des arbitrages écologiques contextualisés, calculer l’impact, effets rebonds et E.S.E inclus (voir plus bas) et faire le suivi dans la durée ! C’est le gardien de la raison d’être de l’entreprise, son impact étant devenu un pilier à ne pas négliger. C’est un rôle majeur, non seulement pour l’éthique et l’utilité de l’entreprise, pour sa résilience et sa durabilité, mais aussi pour garder des collaborateur·rices motivé·es, non pas grâce à un babyfoot et des RTT, mais grâce à un vrai sens donné à leur activité professionnelle. Hors, c’est devenu en quelques années un des critères de recrutement et d’engagement les plus importants, et donc stratégique pour quelconque collectif. Il était temps ! Encore faut-il avoir des CIO éclairé·es qui connaissent VRAIMENT les enjeux d’écologie, de santé, d’éthique, et sont capables de gérer ces arbitrages holistiques sans fausses bonnes idées

Aujourd’hui, très peu de formations professionnelles proposent de se former à ce métier. Vous l’aurez compris, il est urgent (notamment pour les entreprises) de professionnaliser ces savoirs et de les diffuser. Parce que nous avons BESOIN que des formations remettant l’Écologie, la Santé et l’Éthique (E.S.E) au centre de nos vies et qu’elles soient accessibles au plus grand nombre. Edeni a décidé de lancer la formation en approche E.S.E pour que les fausses bonnes idées sur ce qu’est « travailler dans la transition écologique » soient combattues et que des certifications efficaces émergent. Cette formation forme à la gestion de projets, au meilleur arbitrage suivant une méthodologie éprouvée et plébiscitée, et au bien-être de soi et des équipes grâce à des hard skills et soft skills très complètes et inédites à ce niveau-là en France, pour devenir une référence dans son domaine.

Alors, l’expérience Chief Impact Officer vous tente ? Lancez vous, c’est par ici que ça commence.

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