Bureau écologique : 6 Conseils pour un bureau Zéro Déchet

Lorsqu’on est soucieux de l’environnement, on commence souvent par adopter un mode de vie plus écologique à son échelle. Néanmoins, une fois sur notre lieu de travail, on a tendance à oublier nos bons principes et, par conséquent, à jeter et à gaspiller. Or, comme nous y passons une grande part de nos journées, il convient d’y appliquer également nos éco-gestes pour travailler dans un bureau avec le moins d’impact possible. Nous vous présentons six conseils pour rendre votre entreprise aussi zéro-déchet que votre maison.

  1. Eviter la surconsommation de fournitures
  2. Limiter sa consommation de papier
  3. Ne pas négliger l’impact du digital
  4. Surveiller sa consommation d’énergie
  5. Être zéro-déchet même à la pause
  6. Adopter les mobilités douces

Eviter la surconsommation de fournitures 

Entre les stylos, les goodies et toutes les petites fournitures, on accumule beaucoup d’objets dans nos bureaux. En France, ce ne sont pas moins de 270 000 stylos Bics Cristal® qui sont achetés par jour… et qui finissent par être jetés à la poubelle. 

Pourtant, on peut éviter facilement cette accumulation. D’abord, en refusant les goodies et en réduisant vos achats de fournitures au strict nécessaire. Vous pouvez également investir dans un stylo rechargeable dont la cartouche ou la plume seront plus facilement recyclables qu’un stylo composé de multitude de petites pièces. 

Limiter sa consommation de papier 

Un employé de bureau consomme 2 500 feuilles de papier par an alors que le taux de recyclage du papier en France n’est que de 55%. Plus inquiétant encore, 25% des documents sont jetés cinq minutes après leur impression ! 

Il convient donc de limiter ses impressions, et quand celles-ci sont inévitables, d’imprimer recto-verso. Il est également possible d’installer un bac à brouillon et un bac de recyclage indiqué correctement, afin d’atteindre un objectif de 100% de papier recyclé. Assurez-vous aussi d’acheter du papier dont la production est respectueuse de l’environnement (papier FSC recyclé et non blanchi). 

Ne pas négliger l’impact du digital 

Des termes comme “virtuel” ou “dématérialisé” tendent à nous faire croire que le numérique n’a aucun impact sur l’environnement. Pourtant, nos données sont bel et bien conservées dans des data centers qui consomment beaucoup d’énergie, principalement pour les refroidir. Ainsi, envoyer 30 mails par jour pendant un an correspond à une émission de 330 kg de CO2, ce qui équivaut à la pollution émise par une voiture sur plusieurs milliers de kilomètres. À cela s’ajoute la pollution due au support: ordinateur, tablette, téléphone portable … Comparé  au papier, leur impact environnemental est bien plus plus important, tant dans les étapes de fabrication que d’utilisation et de recyclage. 

Les spams utiliseraient plus d’énergie dans le monde que deux millions de foyers américains ! A cette pollution s’ajoute celle des fichiers conservés dans les drives et clouds. Chaque visionnage, envoi, téléchargement et stockage d’un document consomme de l’énergie.

Pensez donc à trier votre boîte mails et vos drives en supprimant tous les fichiers et messages superflus, ainsi qu’à alléger vos propres mails, en évitant des textes trop longs et l’envoi de pièces jointes ou photos. Vous pouvez également installer un logiciel anti-spam et vous désabonner des newsletters qui ne vous intéressent pas. 

Utilisez au maximum les favoris pour limiter les recherches sur Internet, très énergivores. 

Fermez vos onglets quand vous ne les utilisez pas, car ils sont rafraîchis en permanence et cela nécessite une consommation énergétique plus importante. Enfin, pensez à utiliser un moteur de recherche “durable” et éthique comme Ecosia ou Lilo.  

Quant à la question, vaut-il mieux imprimer ou stocker dans le Cloud, ce n’est pas si simple. Françoise Berthoud, ingénieure de recherche au CNRS, nous informe qu’il est difficile de trancher entre les deux supports tant tout dépend de l’utilisation. On retiendra que plus la durée de consultation et de conservation est courte, plus le support numérique est adapté.

Selon l’étude réalisée par EcoInfo et le CNRS sur le sujet, comme de nombreux paramètres entrent en ligne de compte (nature des contenus, nombre de lecteurs, type de stockage, recyclage ou non du papier, la fréquence de remplacement de l’appareil, etc), il est difficile de trancher entre les deux supports tant tout dépend de l’utilisation.

Pour une facture par exemple, il est plus intéressant de passer au numérique si l’on ne l’imprime pas et que l’on passe moins de 30 minutes à la consulter à l’écran.

Pour réduire l’impact du digital, le geste le plus important est de faire durer au maximum ses appareils électroniques. Est-il vraiment nécessaire d’acheter du nouveau matériel ? Dans un premier temps privilégier le réemploi ainsi que la réparation à l’achat de matériel neuf. En cas de panne  il existe des solutions comme la location, la vente d’appareils d’occasion et d’appareils reconditionnés. Enfin, il est primordial de céder ses appareils hors service à des organismes chargés de recyclage. 

Pour aller plus loin : Eco-responsable au bureau, La face cachée du numérique 

Surveiller sa consommation d’énergie 

13 millions de Français travaillent dans des bureaux, soit 46% de la population active. Comme l’outil de travail principal dans un bureau étant l’ordinateur, cela fait beaucoup d’énergie consommée en fin de compte. Or, un quart de la consommation des appareils numériques pourrait être évité en adoptant les bons gestes. Tout d’abord parce qu’un ordinateur allumé 8 heures par jour en moyenne nécessite 400 kWh d’électricité par an, alors qu’il n’est souvent pas nécessaire de le laisser allumer aussi longtemps : pensez à l’éteindre quand vous ne l’utilisez pas pendant une durée supérieure à une heure (et ne le mettez pas seulement en veille). Choisissez aussi le mode économie d’énergie sur les appareils qui proposent cette option. 

Pensez  également à éteindre le wifi en partant du bureau ! 

Enfin refusez au maximum tout équipement superflu, avez vous réellement besoin d’un double écran,  d’un smartphone à usage uniquement professionnel ? 

Être zéro-déchet même à la pause 

Les pauses sont les moments où l’on génère le plus de déchets, entre les gobelets, les emballages, les déchets alimentaires et les mégots de cigarette. Que ce soit au restaurant d’entreprise, à la pause cigarette ou aux distributeurs, il convient de repenser sa consommation afin d’éviter le gaspillage et limiter les emballages. 

Pour cela, vous pouvez apporter vos propres mugs, gourdes et contenants réutilisables, notamment lorsque vous prenez votre repas à emporter. Vous pouvez également investir dans une cafetière ou théière avec vos collègues afin de ne plus avoir à utiliser de gobelets en plastiques : il faut savoir que seulement 1% d’entre eux sont recyclés. Pensez également à adapter les portions à vos besoins pour ne pas gaspiller. Enfin, jetez vos mégots dans des cendriers pour que ceux-ci ne se retrouvent pas dans la nature ni même dans les caniveaux, car chaque mégot peut polluer jusqu’à 500L d’eau. Certaines entreprises proposent même de récupérer ces mégots afin de les valoriser. 

Adopter les mobilités douces 

70% des Français.es se rendent sur leur lieu de travail en voiture. Pourtant, en moyenne, ils et elles habitent à moins de quinze kilomètres de ce dernier. Il est donc facilement possible de choisir de se rendre au bureau en vélo, en transports en commun ou même à pied. Si les pistes cyclables ou le réseau de transports sont peu développés ou que votre lieu de travail est trop éloigné de votre domicile, vous pouvez opter pour le covoiturage, qui garantit écologie, économie et convivialité ! 

 

Pour plus de conseils, téléchargez notre livre blanc Un bureau écologique : zéro-déchet même en entreprise

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